Sauvegarde de la création

"Nous croyons que la sauvegarde de la création est une problématique qui relève de l'évangile."

-Le Mouvement de Lausanne

La question de la sauvegarde de la création est une question plus que jamais d'actualité.

En tant que chrétiens, nous affirmons que Dieu est le créateur de tout l'univers. Comme Dave Bookless l'affirme: "Il faut redécouvrir que l'évangile, la bonne nouvelle, ne commence pas à la naissance de Jésus. Cela commence avec la bonne création que Dieu a faite par Jésus. Célébrons à nouvecau le fait que la création dans toute sa richesse est le cadeau merveilleux d'un Dieu bon." (Bookless, Planetwise) Efforçons-nous donc de vivre notre rapport à la création à l'image du Dieu créateur.

Face à crise écologique que nous traversons, les chrétiens ont un message d'espoir unique à apporter et à incarner. Ce message est celui de la résurrection en Christ. De la même façon qu'en Jésus, Dieu vient rétablir notre relation à lui et nos relations à autrui, il restore aussi notre relation à l'environnement. L'apôtre Paul affirme dans la bible, "Dieu a voulu par Christ tout réconcilier avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix." (Colossiens 1:20)


Dès lors, partant de la grâce, la mission de l'église est de vivre à l'image du Dieu créateur et rédempteur de toute la création. Chris Wright résume: " Notre soin pour la création n'est pas seulement motivé par le fait qu'elle a été créée par Dieu et qu'Il nous a commandé d'en prendre soin, mais aussi par le fait qu'elle a été rachetée par Christ, et nous devons ériger des poteaux indicateurs vers la destinée ultime qu'est sa complète restoration en Christ. La mission redemptrice de Dieu inclut la création. Notre mission implique de participer dans cette tâche de redemption en tant qu'agents de la bonne nouvelle pour toute la création, y compris les humains." (Chris Wright, The Mission of God's people)

Cela se traduit de multiples manières selon l'endroit et l'époque. Ecclesia Domestica  suggère quelques pistes possibles au travers des témoignages de chrétiens qui cherchent à vivre en tenant compte de cela.

La rédemption

Le Dieu de la création est aussi le Dieu de la rédemption. Sa puissance salvatrice qui a ressuscité Christ des morts est la même puissance qui va libérer toute la création de "l'esclavage de la corruption" (Romans 8:21).

 

Cette puissance, qui vit en nous qui croyons, nous permet de participer à la redemption de l'entier de la création. Cela  prend la forme d'une passion sans relâche pour voir des vies brisées restorées. C'est la conviction profonde que Dieu a le moyen de le faire sans que ce soit au prix du reste de la création. C'est donc aussi un zèle fervent pour promouvoir la restoration de la création dans son entièreté, le très charismatique rhinocéros mais aussi le plus ingrat des insectes. Finallement, c'est un principe qui n'accepte pas une société du jetable. Depuis l'artisan du kintsugi aux afficionados du composte en passant par le grand-papa qui dit: "Ne jette pas ce jouet, je peux le réparer", les voix pour exprimer l'amour rédempteur de Dieu sont nombreuses et variées.

L'émerveillement

Dieu nous invite à savourer sa création dans toutes ses dimensions. Observons, touchons, sentons, écoutons, goûtons que ce qu'Il a créé est bon.  Il s'agit de se délecter de Sa bonté qu'Il exprime au travers de Sa création et non d'adorer la création.
 

Seulement alors, après avoir eu l'expérience de la valeur de la création,  après avoir réalisé combien le caractère de Dieu est infusé en elle, après avoir changé notre ravissement en louange, seulement alors pouvons-nous  prendre soin de la création. C'est le point de départ et une discipline quotidienne tout à la fois.

Le repos

Le repos est basé sur le principe biblique du Sabbat (qui veut dire repos en hébreux). Dans les 10 commandements, Dieu nous ordonne d'arrêter de travailler et de se reposer chaque septième jour. Ce rythme existe pour mettre une limite à notre activité. Cela nous aide à favoriser le fait d'être plutôt que de faire. Ce repos n'est pas vécu aux frais d'autrui: les serviteurs devaient aussi se reposer ce jour-là, même les animaux de la ferme! (Ex. 20:8) Brueggemann définit le Sabbat comme une résistance parce que "c'est une manière visible d'insister sur le fait que nous vies ne sont pas définies par la production et la consommation de biens." ("Sabbath as Resistance", 2017).

 

Le Sabbat, dans toutes ses facettes, est une invitation à vivre dans la marge généreuse que Dieu nous donne. Cela risque de nous conduire à réduire notre consommation. Cela nous intime de veiller à ce que la création toute entière reçoive un repos, les animaux comme la terre (Ex. 23:10-11). Finalement, c'est un avant-goût du repos éternel avec Dieu. Le repos du Sabbat est un cadeau à savourer.

Moins mais mieux

L'émerveillement, la rédemption et le repos sont trois dimensions essentielles d'une perspective chrétienne de l'écologie.  Elles s'expriment dans un style de vie simple mais complètement satisfaisant. Dans une société marquée par un consumérisme extrême, cela devient un style de vie résolument à contre-courant. Dans de nombreux domaines, nous pouvons appliquer cette maxime: moins mais mieux!

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