In November, a poem a day nurtures your mind on the way

Mis à jour : 5 nov. 2018

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Un novembre en poèmes, pour restaurer notre âme jour après jour


Alors que j’ai emménagé au Canada en 2015, une des différences culturelles qui m’a le plus marqué est la façon dont les gens parlaient ouvertement de leur santé mentale. Je suis consciente que le fait d’étudier au sein d’une petite université chrétienne, à Vancouver, a probablement renforcé cette impression. Vivre une foi chrétienne dans un contexte libéral explique certainement cela. Cependant, alors que je considère mon expérience canadienne, je réalise peu à peu que c’est la culture à laquelle j'ai été exposée la plus à même à offrir non seulement des moyens de parler de santé mentale mais aussi d’agir dans ce domaine-là.


Trois ans plus tard, je me trouve en Angleterre, faisant de la recherche en littérature médiévale à l’Université d’Oxford. Le travail académique peut être solitaire. Dès lors, les statistiques recoupant études académiques et problèmes de santé mentales semblent avoir pas mal de sens.

Mais de manière générale, ma vie académique de côté, la saison que je suis en train de traverser est une saison dans laquelle je me suis identifiée plus que jamais avec le psalmiste qui partage son parcours dans la vallée de l’ombre de la mort.


Ces dernières années, j’ai eu des amis qui ont choisi de se faire pousser une moustache durant le mois de novembre comme un moyen de susciter une prise de conscience autour des problèmes de santé mentale qui touchent les hommes. En tant que femme––dépourvue de la capacité à avoir du poil sur le visage––j’ai décidé de sensibiliser les gens sur cette question par un biais différent. Je vous présente donc un novembre en poèmes, pour restaurer notre âme jour après jour.


Mes poèmes de ces derniers mois sont empreints d’un motif que l’on retrouve dans les psaumes de lamentation, qui vont du désespoir à la louange. Alors que je partage avec vous ce qui m’habite pendant ce mois de novembre et je dois vous prévenir, qui sera souvent mêlé à de la souffrance et à un manque d’espoir, mon désir est de toujours détourner mes yeux de mes propres circonstances pour les tourner vers Dieu. Ce que je recherche à faire avec ce projet c’est que nous puissions reconnaître, exprimer et prendre soin de notre santé mentale, confiants que ce parcours nous amènera toujours à regarder à Dieu, celui qui donne la vie.


NDLR : Ces poèmes seront le plus souvent rédigés en anglais, suivis d’une petite note descriptive en français pour ceux qui ne lisent pas l’anglais.



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In November, a poem a day nurtures your mind on the way


When I moved to Canada in 2015, one of the cultural differences that amazed me was the way people shared about their mental health. I was aware that studying in a small Christian College, in Vancouver, might have meant a higher degree of openness, which makes sense when you add the Christian faith to a liberal context. And yet as I reflect on my time in Canada, I’ve come to realise that it is the culture that I got to live in that was the most open to talk about mental health and actually do something about it.

Three years later, I find myself in England, doing some research in medieval literature at the University of Oxford. Academia can be lonely, yes indeed, numbers about Academia and mental health problems make more and more sense. But overall, Academia or not, in this season of life, I have been identifying as never before with the psalmist who shares about his journey in the valley of the shadow of death.


In the past few years, I’ve had friends who have been growing a moustache in November as a way to raise awareness of mental health problems connected to men. As a woman, and deprived of the ability to grow facial hair, I’ve decided to raise awareness of mental health problems in a different way. I’d like to introduce you to "In November, a poem a day nurtures your mind on the way".


My poetry in the last few months has been very much reflecting a pattern that can be found in the lamentation psalms: from a state of despair to praise. And as I share with you what inhabits me this month, which will often be entangled with suffering and a lack of hope, I aspire to always have my eyes shifted away from my own circumstances unto God. This is my hope for this project: that we would acknowledge, express and take care of our mental health, trusting that eventually in the process we would be led to look up to God, the giver of life.

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