Un peu de douceur dans un monde de brutes

La lecture de la Bible pourrait se révéler choquante. Que penser de la violence, des guerres et du cortège de souffrance que nous rapportent sans détours certaines de ses pages ? Et la question se pose, qui est ce Dieu qui autorise de telles horreurs ?

Je n’ai pas l’intention de me faire l’avocat du Seigneur… il serait bien trop mal défendu ! Ni son accusateur, il pourrait me répondre comme il a répondu aux Israélites : Vous prétendez : « La manière d’agir du Seigneur n'est pas équitable ». Écoutez donc, maison d'Israël ! Est-ce ma manière d’agir qui n'est pas équitable ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ?[1]. Mais peut-être devrions-nous retourner la question et nous demander pourquoi cela nous choque tellement ? Après tout, la lecture de nos quotidiens, les images de nos journaux télévisés, les informations de nos radios nous rapportent semaines après semaines des horreurs cent fois pires.

La Bible nous parle du monde tel qu’il est, et c’est peut-être cela qui nous choque. Nous aimerions tellement l’entendre dire qu’il est autrement. Or, notre monde a été profondément marqué par la désobéissance à Dieu, le mal, les injustices humaines et leurs conséquences mortifères. Nous pouvons le constater tant autour de nous que dans notre propre expérience. Et si Dieu, dans sa grâce n’y mettait pas un frein et des limites, les effets corrosifs du mal auraient depuis longtemps réduits la planète et ses habitants à l’état de champ de bataille dévasté.

C’est pourtant dans ce monde que ce même Dieu s’est attelé à la tâche de chercher les égarés que nous sommes devenus. « Où es-tu ? » demandait-il à Adam cherchant à cacher sa honteuse trahison.[2] Cette question résonne dans toute la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse. Le Seigneur ne s’accordera aucun répit, ne s’épargnera aucune peine, ne calculera aucune économie pour faire entendre cet appel jusqu’aux extrémités du monde.

C’est pourquoi, ma lecture de la Bible s’émerveille plutôt de la patience, de l’obstination même, que Dieu met à vouloir malgré tout chercher et sauver ce qui était perdu.[3] Allant jusqu’à supporter sur la croix, dans la personne de Jésus-Christ, la pire des brutalités. « Un peu de douceur dans un monde de brutes » disait une pub pour une fameuse marque de chocolat, il y a quelques années. Ainsi en est-il de la bonté de Dieu qui se révèle dans notre monde brutal, non avec un peu de douceur seulement, mais avec infiniment de douceur. D’ailleurs, c’est bien le Dieu de la Bible et nul autre qui a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle…[4] Non ?

Jacques André.

[1] Ezéchiel 18. 25

[2] Genèse 3. 9

[3] Luc 19.10

[4] Jean 3. 16

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